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1. Drawings
(c
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2016. ‘Fleurs de chair’, Série 2
(‘Fleisch Blumen’, Serie 2),  40×40 cm
2015. Série Désir, N°2, Variante pour Lucas2015. Série Désir, N°2, Variante pour Lucas, 30×30 cm
2015. Galerie de portraits (Porträt galerie), für E. Levinas

2015. Galerie de portraits (Porträt galerie)           für E. Levinas, 40×40 cm

2015. Fleurs de chair (Fleisch Blumen), Serie 1

2015. Fleurs de chair, Série 1                         (Fleisch Blumen, Serie 1), 30×70 cm

2014. Planète des fesses

2014. Planète des fesses, 1,20×80 cm

8-SérieDésir,suite

2013. Série Désir, grands formats  (90×90 cm)

2013-Série Désir, moyens formats (40x50cm)

2013-Série Désir, moyens formats (40x50cm)

Série Désir, Série 1, petits formats (30x30cm)

2013. Série Désir, Série 1, petits formats (30x30cm)

2015 – ‘Galerie de Portraits’ / ‘Porträt Galerie’ – Serie für die Gruppenausstellung ‘Die Spur des Anderen’ in Galerie Weißer Elefant, Berlin


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WEB-Chou2Interpellée par la vision humaniste du Visage du philosophe Emmanuel Levinas mort il y a 20 ans, j’ai travaillé sur une série de
7 dessins et 1 calligramme
exposés à la galerie weisser elefant (Berlin) pour l’exposition collective en son hommage ‘Die Spur des Anderen’  (La trace de l’autre).

Le calligramme reprend en partie l’ extrait suivant d ‘Éthique et Infini’ :
“Je pense […] que l’accès au visage est d’emblée éthique. C’est lorsque vous voyez un nez, des yeux, un front, un menton, et que vous pouvez les décrire, que vous vous tournez vers autrui comme vers un objet. La meilleure manière de rencontrer autrui, c’est de ne pas même remarquer la couleur de ses yeux ! Quand on observe la couleur des yeux, on n’est pas en relation sociale avec autrui. La relation avec le visage peut certes être dominée par la perception, mais ce qui est spécifiquement visage, c’est ce qui ne s’y réduit pas.
Il y a d’abord la droiture même du visage, son exposition droite, sans défense. La peau du visage est celle qui reste la plus nue, la plus dénuée. La plus nue, bien que d’une nudité décente. La plus dénuée aussi : il y a dans le visage une pauvreté essentielle ; la preuve en est qu’on essaie de masquer cette pauvreté en se donnant des poses, une contenance. Le visage est exposé, menacé, comme nous invitant à un acte de violence. En même temps, le visage est ce qui nous interdit de tuer.

Le visage est signification, et signification sans contexte. Je veux dire qu’autrui, dans la rectitude de son visage, n’est pas un personnage dans un contexte. D’ordinaire, on est un « personnage » : on est professeur à la Sorbonne, vice-président du Conseil d’Etat, fils d’untel, tout ce qui est dans le passeport, la manière de se vêtir, de se présenter. Et toute signification, au sens habituel du terme, est relative à un tel contexte : le sens de quelque chose tient dans sa relation à autre chose. Ici, au contraire, le visage est sens à lui seul. Toi, c’est toi. En ce sens, on peut dire que le visage n’est pas « vu ». […] C’est en cela que la signification du visage le fait sortir de l’être en tant que corrélatif d’un savoir. Au contraire, la vision est recherche d’une adéquation ; elle est ce qui par excellence absorbe l’être. Mais la relation au visage est d’emblée éthique. Le visage est ce qu’on ne peut tuer, ou du moins dont le sens consiste à dire : « tu ne tueras point ». Emmanuel Lévinas (1906-1995),

À noter que cette série a été réalisée à partir d’une nuque d’homme mais pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de celle d’un grand peintre allemand qui me fascine et m’inspire : Richard Oelze. De fait, ces dessins sont aussi un hommage à ce grand homme.

Einladung_Levinas-p1 Einladung_Levinas-p2